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Life Stories

L'histoire de Larysa

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" Au départ, je ne pensais travailler là que pendant un petit temps, j’ai donc accepté de travailler sans contrat. Pendant 2 ans, le patron ne m’a jamais proposé de contrat, jusqu’à ce que la loi soit adoptée. "

Larysa, 24 ans, Ukraine

" Je suis originaire d’un village situé à 300 km de L'viv, près de la frontière avec le Belarus. Dans ma région natale, les travailleurs sont employés dans les usines de fabrication de saucisses, l’industrie du meuble et la production de pain et de lait, mais je suis venu à Lviv pour suivre des études en technologie alimentaire dans un collège technique."

Au moment où elle a commencé ses études, le gouvernement offrait une éducation gratuite, les étudiants devant toutefois encore payer pour leurs examens. Larysa a donc eu la possibilité de commencer ses études mais elle a dû ensuite trouver du travail afin de pouvoir payer pour ses examens.

Au début, la vie à L’viv était difficile. Ses parents ne vivaient pas ensemble et ils avaient des problèmes d’argent.

Après avoir étudié 4 ans, Larysa travaille aujourd’hui comme serveuse dans un café estudiantin. Elle travaille là depuis cinq ans mais pendant les deux premières années, elle n’avait pas de contrat. Lorsque le gouvernement a adopté une réglementation forçant les employeurs à donner un contrat, Larysa en a reçu un.

" Au départ, je ne pensais travailler là que pendant un petit temps, j’ai donc accepté de travailler sans contrat. Pendant 2 ans, le patron ne m’a jamais proposé de contrat, jusqu’à ce que la loi soit adoptée. "

Mis à jour le Lundi, 07 Octobre 2013 13:%i Lire la suite...
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L'histoire de Chus

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"Faux jobs, manque de professionnalisme, utilisation de travailleurs sans expérience, formation inexistante, pénurie de matériel et de personnel..."

Jesús Redondo Navarro, 27 ans, Espagne

Je me souviens encore de mon premier emploi en tant qu’animateur socio-culturel. Je n’avais que 18 ans, j’étais un peu innocent. J’avais beaucoup envie de travailler, de faire des choses, et surtout de changer le monde... On m’a promis un boulot d’avenir, c’était l’été. L’avenir n’a duré que jusqu’en septembre de la même année …

Je me souviens de mon premier jour de travail. J’avais vraiment envie de commencer à travailler. J’étais devant les portes de l’hôtel de ville de Grenade. On y célébrait la “Journée sans voitures”, une journée de sensibilisation de la population à l’utilisation minimale de l’automobile.

Après avoir déployé mon matériel pour réaliser un atelier avec les enfants, mon chef s’est occupé de moi, ou plutôt de mon manque d’expérience. Il m’a expliqué le travail à faire cinq minutes avant de m’y mettre.

Je devais fabriquer des chapeaux en caoutchouc mousse pour tous les enfants qui visiteraient mon atelier pendant deux heures. Mais dix minutes après le début de l’activité j’avais déjà une vingtaine d’enfants accompagnés de leur mère ou même de leur grand-mère, à attendre des chapeaux que j’arrivais à peine à faire. Et quand j’arrivais à en faire, les enfants n’étaient pas très convaincus. Il faut dire que je n’avais aucune expérience et personne ne m’avait expliqué auparavant comment les faire.

Mis à jour le Mercredi, 29 Avril 2015 05:%i Lire la suite...
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L'histoire d'Erdijan

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"Certains des autres employés n'ont pas obtenu des vêtements de protection à travers leur agence d'intérim, donc je ne veux pas porter la mienne non plus parce que je ne veux pas me sentir différent des autres"

Erdijan, 18 ans, Allemagne

Avant, nous vivions au Kosovo mais notre famille a fui les violences qui touchaient notre pays. Nous vivions à Pristina, la capitale.

Quand nous sommes arrivés en Allemagne, nous avons passé 3 mois dans un camp de réfugiés. Nous étions 13 à partager une même chambre.

Nous vivons à 5 dans notre appartement : mes parents, mes deux frères et moi. Mon père travaille dans une fabrique de pain. Nous recevons également des revenus complémentaires du bureau d’aide sociale.

Pendant longtemps, ma famille a eu peur d’une possible expulsion. Maintenant j’ai un permis de séjour. Jusqu’à il y a quelques mois, ma grand-mère avait une autorisation de séjour spéciale et nous avions très peur qu’elle soit renvoyée au Kosovo. De son côté, elle a beaucoup souffert de cette insécurité.

Je suis Rom. La langue romani est très importante pour moi. Je ferai en sorte que mes enfants l’apprennent aussi. Les membres de ma famille vivent un peu partout en Europe. J’ai eu mon diplôme de secondaire qui m’a préparé à travailler comme apprenti. J’aimerais commencer une formation de cuisinier. Mon rêve serait d’avoir un restaurant qui offre de la nourriture yougoslave.

En ce moment, j’ai plusieurs boulots. Par exemple je nettoie un supermarché et je fais des travaux de peinture. Je travaille à travers une agence d'intérim - une des plus grands en Allemagne. Je travaille dans une société d'archivage et serais ici pour une semaine ou deux, puis je retournerais à une autre usine qui emballe le pain.

L'agence d'intérim nous a offert des vêtements de protection, mais je n'utilise ni les gants ni les bottes, car ils ne sont pas pratiques, j'ai donc quelques blessures sur les mains et les pieds. Certains des autres employés n'ont pas obtenu des vêtements de protection à travers leur agence d'intérim, donc je ne veux pas porter la mienne non plus parce que je ne veux pas me sentir différent des autres. Il y a 9 travailleurs intérimaires, et 4 membres du personnel fixe. Pas tout le monde vient de la même agence intérimaire.

Dans l'usine d'emballage du pain le 90% sont des travailleurs intérimaires. Seuls les 2 chefs sont fixes, et certains membres du personnel administratif. Le salaire n'est pas très bon dans chacune des sociétés. Même si ils m'ont offert un contrat à durée indéterminée, je ne suis pas sûr si je veux accepter parce que le salaire n'est pas bon. Ma préférence serait de travailler dans l'usine d'emballage du pain parce que le salaire est un peu mieux que dans l'autre société, mais la société d'archivage a meilleures conditions et meilleures heures de travail .

Mis à jour le Vendredi, 13 Mars 2015 15:%i Lire la suite...
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L'histoire de Anna

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"Parfois, je n'avais pas de pause car il y avait trop à faire."

Anna Maria, 23 ans, Autriche

Anna Maria a terminé son stage dans le commerce de détail. Pendant sa formation pratique dans une chaîne de magasins, il y a eu un vol d'une valeur de 5000€ dans le magasin et Anna ainsi qu'une autre collègue ont été licenciées.

Elle aimait beaucoup son travail. C'était une bonne formation et elle apprenait plein de choses, même si elle avait des horaires difficiles. Pendant la période de Noël par exemple, (du début décembre jusqu'au 6 janvier) personne n'était autorisé à prendre congé.cLe 24 décembre et le 31 décembre, TOUT LE MONDE devait être au magasin, jusqu'à la fermeture. Seuls les jours fériés étaient des jours de congé.

Pendant sa période d'essai, Anna travaillait 40 heures par semaine, plus des heures supplémentaires* (*pendant la période d'essai, c'était en fait illégal). En fin de période d'essai, elle gagnait environ 1000€ par mois. Ses heures de travail étaient réparties en différentes plages tout au long de la journée. Elle commençait très tôt le matin et travaillait jusque très tard le soir. Elle était toujours la dernière à partir. La pause pendant la journée était trop courte pour rentrer chez elle. « Parfois, je n'avais pas de pause car il y avait trop à faire. »

Mis à jour le Vendredi, 22 Mai 2015 10:%i Lire la suite...
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Gails Story

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"They always promise they will contact me, but they never call back"

Gail, 22 years, Belgium

For 3 years I've been registered at all interim offices in Oostende, and the reason I'm so mad, is because today I was again disappointed. I came here because they called me to say that I could begin in the supermarket here in Oostende. Thrilled, I came to the interim office for my validation. Then the lady said that the job will not continue. The supermarket stated that it is 'on hold' and I can no longer work there. They always promise that they will contact me but they never call back. And then they ask me the same questions: "Is your address still the same? Has your phone number changed? And what kind of work do you want? ". I know all the questions by heart. It's just a tape machine that goes off every time.

I saw several times in the shop windows a job vacancy hanging for a saleswoman. But whenever I ask about it, they say that the job is no longer available. This happened several times. Other times they had a job in another shop. She promised to contact me, but after two weeks I heard nothing, and I went to see them and then had to come home because suddenly they knew nothing about that job...

You have to constantly go to the agency with proposals for what you want to do, otherwise, they only propose things that have nothing to do with your hopes and wishes. They did have some proposals, but they do not take into account the fact that I have no driving license for example. I have wanted a license for so long, but I cannot afford it. So I want to find work in the region of Oostende. I sometimes get automatic text messages to go to Brussels, Antwerp and Gent to work.  When I arrive later at the interim office, they say to me: "Did you get a text message?" When I reply that these places are too far for me, they always say: "Do you really want to work?"

They know that I am searching for work in sales in the non-food sector, but I was sent to a bakery to go and clean. I really feel inferior, or that maybe it is my dark skin.

Mis à jour le Lundi, 07 Octobre 2013 13:%i Lire la suite...
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