JOC Wallonie-Bruxelles: Les nouvelles générations veulent-elles vraiment de la flexibilité ?

 

Pour la FEB, il existe une nouvelle génération qui veut spontanément devenir indépendante et qui désire la flexibilité, la préférant à la stabilité. La campagne Le Temps Presse ! a mené une contre-enquête.

Il est apparu que le marché du travail segmenté, les contrats flexibles ainsi que les difficultés pour être reconnu comme demandeur d’emploi sont vus par une majorité de jeunes interrogés comme un frein à leurs attentes.

En octobre 2017, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) organisait son événement «Young Talent in Action» afin d’exposer ses solutions contre le problème du chômage chez les jeunes sur base d’une enquête réalisée par IVOX, un bureau d’études de marché spécialisé dans les questionnaires en ligne sous forme de concours. La FEB en a conclut que « Les jeunes travailleurs de demain sont très flexibles et s’attendent à la même attitude de la part de leur futur employeur ». Elle réclame la maîtrise des coûts salariaux, la réintroduction de la période d’essai ou encore l’assouplissement des règles sur le travail intérimaire. Ce qui généralement est identifié comme étant les causes des difficultés des jeunes (flexibilité non choisie, intérim, régime d’indépendant) devient après enquête de la FEB ce qui justement libérerait les jeunes de la précarité.

15 mars 2019 - Charleroi, Belgique : manifestation contre les répressions

Manif charleroi 15 mars

Discriminations et racisme de la part de la police, répression des mouvements populaires, chasse aux migrant·e·s, traque des sans-papiers, fichage généralisé… Il est plus qu’urgent de s’organiser et de dénoncer les logiques sécuritaires. Depuis huit ans maintenant, la campagne Stop Répression se mobilise contre les violences policières et la répression d’État. Soyons nombreuses et nombreux dans les rues de Charleroi ce 15 mars à l’occasion de la Journée internationale contre les violences policières?!

Stop à la répression des migrations !

Objet d’une répression organisée au plus haut sommet de l’État belge, le seul délit des réfugié·e·s et des sans-papiers est d’avoir recherché un avenir meilleur. Ils et elles sont arrêté·es sans ménagement et placé·e·s dans des centres fermés en attente d’une expulsion. Véritables prisons, les conditions de détention dans les centres fermés sont telles que certain·e·s migrant·e·s tentent de mettre fin à leurs jours. Aujourd’hui, même des familles avec enfants peuvent se retrouver en centre fermé. Personne n’est épargné par ces mesures sécuritaires et racistes des autorités.

La solidarité est également criminalisée : poursuites judiciaires contre des hébergeur·euse·s, violences contre des citoyen·ne·s filmant de leur plein droit des arrestations arbitraires. La chasse aux migrant·e·s se fait au détriment de l’humanité, de l’état de droit et de la solidarité entre les peuples. Elle finit parfois dramatiquement dans le sang comme ce 17 mai 2018 quand un policier, encore en liberté aujourd’hui, tua la petite Mawda. Pour se donner les moyens de sa politique inhumaine, le dernier gouvernement a décidé de construire trois nouveaux centres dont un, en Wallonie, à Jumet. Face à la fuite en avant de l’État, exigeons la fermeture de tous les centres fermés, la régularisation de tous les sans-papiers et la liberté de circulation pour les migrant·e·s.

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